Les îles du Salut



                                       

                              
                                                  





















D'abord nommées « Îles du Triangle » (en raison de leur disposition) par les premiers  explorateurs, les îles du Salut prirent ensuite le nom sinistre d'« Îles du Diable » 
en raison des forts courants marins qui rendaient leur accès très périlleux.
Les épidémies de fièvre jaune dues à l'insalubrité du climat guyanais au manque de nourriture et d'eau potable, ainsi que les installations précaires et le manque d'organisation, avaient décimé la plus grande partie des colons d'origine français convoyés  pour peupler le territoire. Les survivants, qui trouvèrent refuge sur ces îles au climat plus  favorable et dépourvues de moustiques, les rebaptisèrent alors « Îles du Salut » .






















Les trois îles sont la propriétés du CNES qui en à fait un site naturel protégé.
La plus grandes est à gauche, c'est l'île Royale, le plus petit est en haut, c'est l'île du diable
ou Dreyfus fut emprisonné, l'île est actuellement interdite à la visite et au débarquement.
L'îles intermédiaire St Josèphe ou la majorité des détenues étaient enfermés.
Dès 1852, des vaisseaux prisons transfèrent aux îles du Salut puis à Cayenne les bagnards
de Rochefort, de Brest puis ceux de Toulon, dans l’un des bagnes les plus durs au monde
qui verra passer près de 70 000 prisonniers.
Et la réputation des îles n’est pas surfaite : on ne s’évade pas des îles du Salut



 


















Si la case ayant tenu lieu de geôle à Alfred Dreyfus a été restaurée, elle se trouve 
sur l’île du Diable, et il est donc impossible de la visiter. En revanche, vous découvrirez 
nombre d’autres bâtiments, dont la chapelle. L’ancienne maison du Directeur abrite 
par ailleurs le Musée du Bagne.






Une fois accosté sur l’Île Royale au niveau de la baie des cocotiers, un sentier de randonnée 
permet au visiteur de faire le tour de l’île et de découvrir quelques vestiges du bagne en 
profitant de l’ambiance océanique et de jolis panoramas sur l’île Saint-Joseph et l’île du Diable.
Le tour complet de l’île prend entre 1 et 2 heures selon les observations et rencontres animales 
souvent nombreuses, mais où les véritables propriétaires sont les singes, les agoutis
et les aras de toutes les couleurs.




















































Les cellules d’isolement noires, 4m² ou les détenus pouvaient passer jusqu’à 30 jours dans 
le noir complet. 1h de sortie par jour était autorisée. Le régime alimentaire était moyennement 
attirant, 2 jours sur 3 pain sec et eau et le 3 -ème jour soupe.
C'est en restant au milieu des vestiges de St Joseph, que l'on comprend pourquoi ce fut l'enfer.
Indescriptible, il faut y aller pour ressentir le poids du passé...
Le bagne à existé entre 1852 et 1945, il fut fermé à la fin de la seconde guerre mondiale. 
Les ravitaillements étaient alors devenus compliqués et le monde venait découvrir l’ampleur 
des camps de concentration.. La France ne se montrait pas fière de son bagne. 
Au cours de ces 93 années d’existence, le bagne des îles du salut a “accueilli” près de 67 000 
Bagnards. Au total près de 50 000 y seraient morts au travail, dans leur cellule ou guillotinés.






















L’ancien hôpital militaire des îles du salut, massif et imposant. Il était uniquement 
destiné aux militaires et surveillants présents sur l’île, pas de pitié pour les bagnards.
Nous entrons dans ce qui était considéré par beaucoup comme l'enfer. Il ne reste que
des ruines envahies par la végétation, mais ont imagine sans peine le calvaire que
devaient subir les bagnards dans ces lieux chargés d'histoires.









La structure est immense, près de 800 personnes étaient présentes au début du siècle dernier !
De nombreux vestiges du bagne se trouvent sur les îles. Les quartiers administratifs, les cellules, 
les cachots, l’hôpital, l’église ou encore le cimetière des enfants se situent au sommet de l’île Royale. D’autres cellules, celles ayant accueilli les bagnards les plus récalcitrants, sont également visibles sur l’île Saint-Joseph, nommée « la mangeuse d’hommes ». La nature efface désormais en partie l’horreur, recouvrant les ruines et offrant au visiteur l’une des plus belles plages de la région.









































On distingue la voûte en arc de cercle ou les gardiens surveillaient les bagnards dans
les cellules ouvertes et recouvertes de grille, un toit recouvrait l'ensemble !








































La végétation et les arbres ont repris le contrôle de la situation et certaines cellules
ne sont plus accessibles, le ciment à éclater sous la pression des racines !

























Les plus chanceux pouvait venir prendre un bain d'eau de mer dans cette piscine
construite par les bagnards pour éviter de se faire manger par les grands requins,
nombreux à l'époque.  
L'île du Diable est bien visible de l'île Royale, une centaine de mètre les sépare.

























Dreyfus fut l'un dès plus célèbre bagnard ce cette île, ou il passa près de 6 ans à
attendre son nouveau jugement qui l'acquitta.
Seul les plus fortes têtes et les prisonniers politiques étaient envoyés à l'île du Diable
ou bien peu en reviendrons vivant !

























Seuls les gardiens et militaires avaient droit à un enterrement dans le cimetière de l'île
ou ils mouraient de maladie le plus souvent.
Les bagnards morts étaient jetés aux requins, ils servaient d'ailleurs à faire disparaître
les corps des condamnés à morts.
Ce qui sortaient vivant de cet endroit étaient assignés à la double peine.
En effet, afin de peupler la terre Guyanaise l'état Français avait mis en place le "doublage"
des peines. Pour les personnes condamnées jusqu´à 7 ans au bagne, ils devaient rester le
même nombre d´années en Guyane, ceux condamnés à plus devaient  rester à vie sur l´île.







Au détour d'un passage, nous tombons sur des petits singes très gourmands !

































L’intérieur de la chapelle est ornée d’un décor, réalisé par le
peintre et faussaire Francis LAGRANGE durant son séjour au
bagne des Iles entre 1938 et 1940.


































Les cocotiers sont impénétrable et un chemin fait le tour de l' île. Hors du temps, on se
prendrait   aisément pour des robinsons sur une île déserte, l'endroit est magnifique.











































Pas de moustiques, une eau claire et chaude, des palmiers, une douceur
de vivre exceptionnelle, et une histoire qui flotte, mais quelle histoire.
Parmi les bagnards, certains marqueront leur nom dans l’Histoire.
On peut citer en particulier, Albert Dreyfus, Guillaume Seznec, Francis Lagrange,
Benjamin Ullmo ou encore Papillon.




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